03.10.2008
Constituante - Les problèmes des Genevois ne font pas tous la « UNE » des journaux
Les problèmes des Genevois ne font pas tous la « UNE » des journaux
Nous ne sommes pas dans une campagne classique, de grâce cessons d’orienter le débat sur les solutions qui devront être mises en oeuvre, avant même de diagnostiquer les problèmes que nous voulons résoudre !
La construction d’une nouvelle Constitution est une occasion unique de sortir d’un discours politique classique. La campagne pour la Constituante devrait permettre de confronter nos valeurs avec nos solutions politiques, de re-préciser les objectifs fondamentaux des institutions et des politiques publiques.
Pour donner un exemple, la Constitution devra-t-elle augmenter ou diminuer le nombre de signatures nécessaires au dépôt d’une initiative? Si cette question a le mérite de susciter des réponses concrètes (nombre ou pourcentage), elle risque de passer à côté de l’essentiel : quels sont les problèmes rencontrés aujourd’hui par les instruments de démocratie directe? La situation n’est-elle pas différente dans une petite commune où 90% des passants y résident que en Ville de Genève ? Quels diagnostics ont été faits par les candidats? Comment identifier, comprendre et résoudre ces problèmes ?
Une grande absente du débat médiatique et politique : la méthode de travail
Certaines listes et candidats font preuve d’imagination quant aux dispositions à inscrire dans la constitution. Beaucoup avancent le mot de « participation ». Mais comment, concrètement, devrait fonctionner la Constituante ?
C’est pour résoudre un certain nombre de problèmes que nous nous lançons dans la construction d’une nouvelle Constitution. Avant de débattre des solutions, il faudra trouver un consensus sur les problèmes à traiter. La participation prendra tout son sens dans le diagnostic et la priorisation de ces derniers.
De nombreuses méthodes de participation existent et ont prouvé leur efficacité. Il s’agit de confier cette tâche importante à des professionnels et ne pas se limiter à organiser des discussions ouvertes au public.
Notre société est caractérisée par un taux d’abstention élevé et l’exclusion des habitants étrangers du débat de société. La construction d’une nouvelle chartre fondamentale est une occasion unique de susciter un éveil démocratique en réintégrant la majorité silencieuse dans le débat démocratique et de redynamiser la vie politique genevoise. L’implication des habitants dans la gouvernance des affaires publiques est une condition indispensable au bon fonctionnement de la société et doit permettre à l’Etat de répondre aux besoins de la population dans une perspective de l’intérêt général.
Citoyens, journalistes, candidats, saisissons cette chance !



